God save the Green: De l'autre coté du miroir.

Mis à jour : juil. 30

Alors que j'étais à l'abri derrière les écrans des réseaux sociaux, Katia est venue me sortir de mon confort pour m'appeler à une nouvelle demande: témoigner pour la télévision.

(Ici, vous ne trouverez aucune avant-première sur le reportage que nous avons tourné! Soyez patient.. ! )


En lançant God save the Green, j'étais portée par un élan divin. Ce projet fut une petite graine planté dans mon cœur suite à une brèche entre ma foi et mon mode de vie (très critiqué par mes amis catholiques). Lors d'une adoration, durant la nuit du Nouvel-An à l'Abbaye de Mondaye, je ressens cet appel apaisant: je n'ai pas à choisir entre l'écologie et la Foi. Les deux sont un tout! Je ne pourrais changer les catholiques qui répondent agressivement à l'écologie, mais je peux tenter de sensibiliser les cœurs doux et prêts. Les choses se sont alors lancées !


Je n'avais pas imaginé l'ampleur que ce projet prendrait, je savais juste qu'il fallait le mener à bien! Jusque là c'était quelque chose de très faisable: cachée derrière les écrans, vous me voyiez peu. J'ai peut-être l'air à l'aise, mais c'est parce que je me sens protégée dans cette mission. La réalité est toute autre: je n'ai pas confiance en moi et j'ai peur du regard des autres.


L'aventure commençait doucement, nous n'étions alors qu'une centaine sur Instagram et le carême n'avait pas encore démarré. La réalisatrice, Katia, m'a contacté pour "Le Jour du Seigneur" et m'a parlé de sa volonté de témoigner des générations Laudato Si. Au début, j'ai encaissé tout ce qu'elle m'a dit. Son projet était beau et me parlait! J'ai très vite été prise de peur et j'ai confié sa demande à deux amis qui me sont chers. L'un m'a dit "En effet, ça ce n'est pas toi. Tu es discrète, tu n'aimes pas te mettre en avant. Tu aimes organiser et rester dans les coulisses. Alors pourquoi faire ça?". L'autre m'a dit "Et si ce n'est pas toi ? Qui le fera avec autant d'Amour et de conviction que toi?". En effet, God save the Green répond à un Appel depuis sa création: celui de sensibiliser les croyants à l'écologie intégrale. Peut-être étais-ce là une nouvelle mission pour moi: braver mes peurs pour témoigner en face à face du Dieu Créateur? Alors j'ai accepté. Katia a été d'une gentillesse et bienveillance incroyable, ce qui m'a permis d'anticiper au mieux ce projet. C'est ainsi que je suis passée d'une simple intervenante à fil rouge de tout le film..


Puis le moment du tournage est venu. Nous n'étions plus seulement une centaine, mais 600 sur les réseaux sociaux. Le projet avait alors pris une autre ampleur, j'étais souvent dépassée par vos retours. God save the Green me demandait un travail considérable, a manager avec ma vie personnelle et ma santé. J'ai aussi si souvent été blessée par des remarques sur le projet: pas assez écolo, pas assez catho. Etre jeune et dynamique dérange souvent.. N'étant pas d'un milieu écolo et pas non plus d'un milieu très catholique, je réalise ce projet avec beaucoup d’humilité, cherchant toujours à apprendre pour transmettre et en acceptant mes erreurs. Mais vos retours positifs me perturbaient aussi: les honneurs me revenaient alors que c'est Dieu qu'il faut remercier pour tout ça ! C'était donc une période assez lourde à porter, et c'est avec tout ces tracas sur le cœur que je suis arrivée pour commencer le tournage.


Une équipe de rêve.

Toujours sous une bonne étoile, je me suis retrouvée avec trois personnes douces et bienveillantes. Je garderai en mémoire les soirées de fous rires et les échanges. NON le monde ne tournait pas autour de moi durant ce tournage, et j'ai pu partager librement avec les autres. La joyeuse équipe que nous avons formé et l'ambiance m'a fait me sentir à l'aise..


De l'autre coté du miroir.

Soyons clair, je n'ai pas dormi la veille de l'arrivée de l'équipe! Ai-je eu peur? Étonnement non.. Avant chaque journée, je demandais au Petit Jésus de m'aider à faire entendre Son message. Je me souviens, le dernier jour du tournage, d'un garçon que nous filmions. Il est venu me trouver alors que les journalistes étaient ailleurs. "Camille, comment fais-tu pour ne pas paniquer quand ils te filment? Je bredouille, je perds mes moyens!". Je lui ai alors confié mon secret. Si l'équipe ne me regardait pas, je me signais: le front en disant "Seigneur protège mes pensées", mes lèvres en disant "Seigneur protège mes mots", et mon cœur en disant "Seigneur protège mon âme". Si l'équipe était face à moi, je faisais ces gestes mentalement. Je l'ai alors vu ce garçon se signer en vitesse car l'équipe s'approchait. Et j'ai bien ri...


Je ne pourrais même pas vous spoiler sur le contenu du film: je ne sais plus ce que j'ai pu dire. Je ne me suis pas écoutée parler, j'ai parlé avec le cœur de ce projet. Aujourd'hui, God save the Green est un projet qui m'éveille, aussi lourd soit-il. J'ai à la fois confiance en Dieu, lui ayant demandé de toujours parler en son nom. De mon projet, je ne veux tirer aucune gloire, mais juste être un petit instrument dans les mains de Dieu.


J'ai aussi confié mon image et mon message entre les mains de l'équipe: Katia pour le film, Damien pour les images, Sylvère pour le son. J'ai vu quelques images filmées en drone, mais je ne sais pas ce qui a été capturé par la caméra. Ma sensibilité fait qu'une petite part en moi à peur du jugement des autres: je ne peux me cacher, vous me verrez dans toute ma simplicité (même pas de maquillage, 100% naturelle!). L'autre partie de mon cœur, plus grande, fait que je me laisse guider. Avoir confiance, toujours.




Merci pour les rencontres.

Aussi naïve et émerveillée que je suis, j'ai pensé partir à la rencontre de gens ''connus'' et être donc une petite souri timide. Raté! God save the Green a plu et était connu... En aurais-je douté ? Vous avez su me soutenir, mais à travers un écran. Même si cela m'a toujours fait chaud au cœur, j'ai rencontré physiquement les premières personnes (autre que ma famille) à m'encourager et me remercier pour mon travail. J'ai découvert des gens "imparfaits"* et pourtant si merveilleux. Leurs projets, tous différents soient-ils on su faire écho en moi. Je garde en mémoire les sourires et la chaleur des rencontres. J'ai aussi beaucoup appris de chacune de ces personnes...


*car pas à 100% écolo, encore en transition, se disant eux-mêmes imparfaits.


L'Humilité.

Au risque de vous déplaire: je ne suis pas la nouvelle star catho/écolo et je n'ai pas pris la grosse tête (du moins j'espère). Au contraire, tout ça m'a fait réfléchir et m'a parfois pris la tête. En mon cœur, il y a deux objectifs: rester intègre et rester humble. Représenter God save the Green n'est parfois pas simple, mais je garde en tête cette idée:


"Moi je ne suis qu'un petit instrument entre ses mains, et c'est précisément parce que je ne suis rien, qu'Il veut se servir de moi"

Vous pouvez aussi être des graines d'amour et témoigner de la Foi Verte,

Avec toutes ma reconnaissances pour chacun d'entre vous.


Aimez, Priez, Semez,

Camille pour God save the green.





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"Nous avons besoin d'une conversion qui nous unisse tous, parce que le défi environnemental que nous vivons, et ses racines humaines, nous concernent et nous touchent tous."

© 2019 par Camille Allard pour God Save the Green.