À la découverte de l'apiculture.

Mis à jour : juil. 30

Voici un an que nous nous formons à l'apiculture, de notre premier achat d'un pot de miel à la construction de notre ruche, nous avons découvert tant de choses. Petites bêtes à grande importance pour l'Homme, bienvenue dans le monde mielleux de l'apiculture!

L'apiculture est, comme tout métier auprès de la Création, un travail d'orfèvre. Il y a un an, Patrick et Dominique nous ouvraient leur porte. Ces apiculteurs passionnés n'en ont pas pour autant fait leur métier: Dominique, ancienne éducatrice spécialisée, intervient aujourd'hui dans des écoles ou établissements afin de sensibiliser à l'importance des abeilles; Patrick est plombier.


Au début, il fut question d'un panneau de bois indiquant "miel à 100m" qui piqua notre curiosité et notre gourmandise. En arrivant devant la maison, nous étions déjà plongé dans l'ambiance "bee happy": une ruchette décorative, une abeille enfantine parmi des centaines de fleurs, et surtout des milliers de petites abeilles qui butinent. Nous nous sommes très vite liés d'amitié avec ce couple, et très vite nous avons atterri au milieu du rucher.


La première fois que l'on se retrouve au cœur d'un rucher, la première chose qu'on se dit est "mais pourquoi ai-je fais ça?". Que vous ayez peur ou pas des abeilles, ce qui était mon cas avant, je peux vous assurer que l'on ne fait pas le fier bien longtemps. Chaque ruche est très différente: certaines sont douces, d'autres agressives; certains sont très productives et d'autres un peu moins. Ainsi, ouvrir certaine ruche ne posera pas de problème. Les abeilles resteront tranquillement à leur place, légèrement endormies par l'enfumage*, tandis que d'autres s'amuseront à vous rentrer dedans. Protégée par la grille de notre coiffe, nous sommes "à l'abri". Mais l'effet d'un groupe d'abeille qui vous fonce sur le visage, ou se place pile face à vos yeux vous apprend à garder votre calme.


* Enfumage: technique qui vise à endormir les abeilles. Dans un enfumoir (sorte de souffleur), l'apiculteur fait brûler du bois secs ainsi que de l'herbe verte (pour ne pas intoxiquer les abeilles). A l'odeur de la fumée, les abeilles paniquent pensant que la ruche est en feu. Elles se ruent alors sur le miel pour se goinfrer, au point de s'endormir par la lourdeur du festin.


Une fois les hausses récupérées sur chaque ruche, direction la miellerie !


A peine entré dans la miellerie, et l'odeur du miel vous assaille. Le plus souvent l'odeur est douce et agréable. Mais elle peut très vite devenir écœurante selon les miels (je pense notamment au miel du tilleul qui a du gout... et une forte odeur!).

L'apiculteur sort un cadre de la hausse. Sur le cadre, on voit distinctement les alvéoles recouvertes d'une pellicule de cire. L'extraction consiste à retirer délicatement la cire à l'aide d'un peigne, afin de faire apparaître le miel.


Et en apiculture, rien ne se perd:

"La première étape consiste à retirer les opercules de cire des cadres de miel. Ces opercules contiennent encore du miel en faible quantité. Ils sont alors mis «à lécher». Les abeilles viennent lécher la cire, et elles récupèrent la moindre goutte de miel. Les opercules de cire deviennent alors propres et prêtes à être fondues en pains de cire." - Patrick

"En temps normal, avec du soleil, une ruche en pleine forme et puissance, en pleine miellée une hausse peut se remplir en une semaine. Ça c'est le rêve...compte 3 semaines dans la réalité"


Une fois la pellicule de cire retirée des cadres, l'apiculteur vient déposer ces derniers dans la cuve de l'extracteur. Les alvéoles sont encore remplies de miel (photographie de gauche). Une fois les cadres passés dans l'extracteur, le miel est expulsé des alvéoles grâce à la force et à la vitesse de rotation. A la fin d'une extraction, on retrouve des cadres propres (photographie de droite). Il reste une infime quantité de miel dans les cadres, qui seront eux aussi mis à lécher. Une fois propres et secs, ils seront prêt pour une nouvelle récolte de miel.

Le miel s'écoule alors de la cuve de l'extracteur et passe par deux filtres afin de retirer les dernières particules de cires ou pâtes d'abeilles.

L'odeur est douce et agréable, l'on aura presque envie de s'imbiber de ce liquide doré. Et pourtant, patience! Le miel reposera dans une nouvelle cuve pendant trois jours avant d'être mis en pot et étiquetés.


Devenu un vrai plaisir familial, l'apiculteur nous a appris à aimer la plus petite bête qui soit. Si l'abeille effraye, elle est nécessaire à notre survie. Véritable pollinisateur, elle permet la reproduction de nombreuses plantes et fruits...

Cette semaine, nous aborderons aussi l'abeille d'un point de vue spirituel...


Alors, happyculture ou apiculture? à vous de choisir!


Aime, prie, sème,

Camille pour God save the Green


L'abeille et la Foi




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"Nous avons besoin d'une conversion qui nous unisse tous, parce que le défi environnemental que nous vivons, et ses racines humaines, nous concernent et nous touchent tous."

© 2019 par Camille Allard pour God Save the Green.